Image mise en avant du blog infection urinaire

Infection urinaire ? Essayez ces 3 plantes médicinales !

Brûlures à la miction, envies fréquentes d’uriner, inconfort pelvien… Si ces symptômes vous sont familiers, il se peut que vous ayez déjà souffert d’une infection urinaire ! Très courante, cette inflammation touche en particulier les femmes. Selon l’Inserm, on estime qu’en France, 3 200 femmes sur 100 000 subissent une infection urinaire chaque année. Si les antibiotiques sont souvent prescrits en première intention, leur usage répété peut entraîner des résistances bactériennes ou des déséquilibres de la flore intime.

Heureusement, certaines plantes médicinales offrent une alternative naturelle intéressante, que ce soit pour soulager les symptômes ou prévenir les récidives. Utilisées depuis des siècles en phytothérapie, elles sont reconnues pour leurs propriétés antiseptiques, diurétiques ou anti-inflammatoires. Dans cet article, découvrez trois plantes à connaître absolument pour prendre soin de votre système urinaire.

 

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

Une infection urinaire est une infection causée par des bactéries qui colonisent une partie du système urinaire : les reins, la vessie ou l’urètre. La forme la plus fréquente est la cystite, une infection de la vessie, souvent bénigne mais très inconfortable. Dans la majorité des cas, l’agent responsable est une bactérie intestinale, principalement Escherichia coli (E. coli), qui migre de l’anus vers la vessie, en passant par l’urètre.

Germes de l'infection urinaire
L’Escherichia Coli est une bactérie présente dans le tube digestif. La majorité des souches de E. coli sont inoffensives, mais certaines d’entre elles peuvent causer des maladies. C’est le cas des souches de E. coli dites entérohémorragiques (ECEH).

On distingue plusieurs types d’infections urinaires selon leur localisation :

  • Cystite : infection de la vessie (la plus courante chez la femme).
  • Urétrite : infection de l’urètre.
  • Pyélonéphrite : infection des reins, plus grave, souvent accompagnée de fièvre.
  • Prostatite : infection de la prostate.

Les infections urinaires touchent beaucoup plus fréquemment les femmes, en raison de la courte longueur de l’urètre et de sa proximité avec l’anus. Elles peuvent être aiguës ou récidivantes, et nécessitent une prise en charge adaptée selon leur degré de gravité.

L’infection urinaire n’est pas une maladie sexuellement transmissible.

 

Symptômes d’une infection urinaire

Les symptômes les plus fréquents d’une infection urinaire sont :

  • Brûlures ou douleurs en urinant ;
  • Envie fréquente et urgente d’uriner, même pour de très petites quantités (pollakiurie) ;
  • Sensation de vessie jamais complètement vide ;
  • Urines troubles, malodorantes ou parfois contenant des traces de sang (hématurie) ;
  • Douleurs pelviennes ou sensation de poids dans le bas-ventre.
douleurs pelviennes
Les infections urinaires sont souvent considérées comme bégnine. La présence de fièvre (même modérée) et / ou de douleurs dorsales peut indiquer que votre infection remonte dans les reins. Dans ce cas, consultez rapidement un médecin !

Certains symptômes peuvent indiquer une infection plus sévère (pyélonéphrite) :

  • Fièvre ;
  • Frissons ;
  • Douleurs lombaires (d’un seul côté ou des deux) ;
  • Nausées, vomissements ;
  • Fatigue intense.

→ Si ces symptômes apparaissent, il est essentiel de consulter rapidement un médecin, car cela peut indiquer une infection rénale nécessitant un traitement médical.

 

Les causes fréquentes d’une infection urinaire

Comme nous l’avons vu précédemment, une infection urinaire est généralement causée par la présence de bactéries dans les voies urinaires, en particulier Escherichia coli (E. coli), une bactérie naturellement présente dans le tube digestif. Lorsqu’elle migre vers l’urètre et remonte jusqu’à la vessie, elle peut donc, provoquer une infection.

Voici les facteurs les plus fréquents qui favorisent cette contamination :

Une mauvaise hygiène intime :

  • Essuyage mal fait après être allée aux toilettes (de l’arrière à l’avant).
  • Utilisation de produits d’hygiène trop agressifs, mais ausssi parfumés.
  • Douches vaginales répétées.

Les rapports sexuels :

  • Pendant les rapports, l’urètre est plus comprimé et favorise ainsi, l’entrée des bactéries.
  • Ne pas uriner après un rapport augmente le risque.

La rétention urinaire :

  • Se retenir trop longtemps favorise la stagnation de l’urine, propice au développement bactérien.

L’anatomie féminine :

  • L’urètre féminin est court et proche de l’anus, ce qui facilite donc, la migration des bactéries.
Anatomie d'une infection urinaire
L’infection urinaire touche majoritairement les femmes, pour des raisons d’anatomie !

Les changements hormonaux :

  • La ménopause et la grossesse sont des périodes de la vie d’une femme qui peuvent modifier la muqueuse urinaire, mais aussi perturber la flore vaginale.

D’autres facteurs aggravants :

  • Manque d’hydratation, notamment pendant la période estivale ;
  • Le stress chronique ;
  • Utilisation prolongée de cathéters urinaires ;
  • Certaines maladies comme le diabète, qui affaiblissent le système immunitaire ;
  • Vêtements trop serrés ou synthétiques.

Ces facteurs n’entraînent pas systématiquement une infection, mais ils en augmentent considérablement le risque. Une bonne hygiène de vie et certaines précautions simples permettent souvent de les éviter.

Les lecteurs de cet article ont également lu  Une mauvaise circulation sanguine ? Essayez ces 5 plantes médicinales

 

3 plantes médicinales pour lutter contre l’infection urinaire

Les plantes médicinales agissent de manière complémentaire pour prévenir ou soulager les infections urinaires, grâce à trois grandes propriétés.

Tout d’abord, leur action antiseptique, présente notamment dans la busserole, permet de limiter le développement des bactéries, directement dans les voies urinaires.

Ensuite, leur effet diurétique, comme celui de la bruyère, stimule la production d’urine, favorisant ainsi l’élimination naturelle des agents infectieux, en « rinçant » la vessie.

Enfin, certaines plantes possèdent une activité anti-inflammatoire et apaisante, utile pour calmer les douleurs et les irritations liées à l’infection.

Combiner ces traitements naturels permet de soutenir l’organisme, tout en renforçant les défenses naturelles de la sphère urinaire.

La Busserole (Arctostaphylos uva-ursi)

La busserole
La busserole est un remède incontournable en phytothérapie, pour lutter contre les infections urinaires.

C’est la plante la plus utilisée en phytothérapie ! Ce sous-arbrisseau, toujours vert, appartient à la famille des Éricacées. La plante forme de vastes tapis qui perdurent longtemps, si elle se plaît. La busserole est très commune dans les forêts de pins et en montagne. Ainsi, elle pousse sur les rochers, les rocailles et les sols acides.

Partie de la plante utilisée : les feuilles.

Bienfaits spécifiques :

La plante est riche en arbutine, un principe actif qui nous intéresse tout particulièrement. En effet, c’est un antiseptique efficace qui agit sur les germes responsables de l’infection urinaire. Son action antibactérienne agit sur tout le système urinaire. À utiliser dès les premiers symptômes d’infections et d’inflammations des voies urinaires (rein, uretère, vessie, urètre et prostate). De plus, les feuilles de busserole sont également très diurétiques. Enfin, son efficacité a été démontrée dans les cas de cystite récurrente (1).

Formes galéniques :

  • L’infusion de feuilles sèches : 20 g de feuilles pour un litre d’eau. Faites infuser 10 minutes. L’infusion est légèrement amère. Puis, boire tout au long de la journée, à raison d’une tasse, toutes les 2 ou 3 heures.
Feuilles de busserole sèches contre l'infection urinaire
L’infusion ou la décoction de feuilles sèches de busserole est la meilleure option, pour profiter pleinement de ses principes actifs bienfaisants.
  • La décoction : 10 g à 15 g de feuilles sèches pour un litre d’eau. Puis, faites bouillir doucement, pendant 30 minutes. Boire ensuite jusqu’à 3 tasses. À utiliser sur le court terme, car les tanins présents dans la plante sont irritants et très concentrés dans cette préparation.

Attention : À cause des tanins, il est déconseillé d’utiliser des ustensiles en métal !

Contre-indications :

  • Limitez la prise à une dizaine de jours d’affilé et pas plus de cinq fois par an.
  • Risque de nausées, de vomissements et de constipation, si vous l’utilisez à fortes doses.
  • Déconseillé pendant la grossesse, l’allaitement et chez les jeunes enfants.
  • La busserole donne une couleur verte foncée aux urines, mais qui reste sans conséquences.
  • Contre-indiquée en cas d’ulcère, d’irritation gastrique, d’affections rénales ou encore, de constipation chronique.

 → Conseil : la plante est très riche en tanins. Préférez donc, l’utiliser en mélange dans une infusion avec la bruyère, le genièvre, ou même du thym, pour profiter des bienfaits complémentaires de ces plantes.

 

La Bruyère (Calluna vulgaris, Erica cinerea)

Fleurs de bruyère
La plante permet de renforcer la muqueuse des voies urinaires.

Il existe deux variétés de bruyère : la bruyère commune (appelée aussi callune) et la bruyère cendrée. Les deux ont des propriétés très similaires. La bruyère appartient à la famille des Éricacées. C’est une plante vivace qui forme des étendues denses et de couleur rose violacée, lorsqu’elle est en fleurs. Vous la trouverez en Europe et tout particulièrement dans l’ouest de la France, sur les falaises, les sols pauvres, les tourbières et les landes.

Partie de la plante utilisée : les sommités fleuries avec leurs feuilles.

Bienfaits spécifiques :

Les lecteurs de cet article ont également lu  Soulager le mal de tête avec 5 plantes incontournables

La bruyère contient de l’arbutoside et de l’éricodine. C’est donc un puissant diurétique, antiseptique, anti-inflammatoire et sédatif des voies urinaires. Ainsi, la plante est toute indiquée dans les infections urinaires, les cystites et les prostatites.

Formes galéniques :

  • La décoction de plante sèche : 30 à 40 g pour un litre d’eau. Faites bouillir 3 minutes, puis infusez encore 10 minutes. Ensuite, boire tout au long de la journée !

 

  • La teinture 30 à 40 gouttes, 3 fois par jour, dilué dans un peu d’eau.

Contre-indications :

La plante est bien tolérée. Toutefois, par prévention, elle est à éviter pendant la grossesse.

 

Le genévrier (Juniperus communis)

Genevrier contre l'infection urinaire
Les baies de genévrier deviennent noires-bleuâtre, lorsqu’elles arrivent à maturité la seconde année.

Cet arbrisseau buissonnant appartient à la famille des Cupressacées. Ce petit arbre peut atteindre de 1 à 10 mètres et peut même vivre jusqu’à 200 ans. Le genévrier est répandu en Europe, notamment en montagne (2 500 mètres d’altitude), dans les landes et les clairières. Il s’adapte donc très bien, aux climats rudes.

Partie de la plante utilisée : les « baies », de couleur noire, sont récoltées en automne et à maturité, pendant la deuxième année.

Bienfaits spécifiques :

La plante est un puissant diurétique. Ainsi, son action balaie toute la zone urinaire. Le genévrier est également fortement antiseptique. Très puissant antibactérien, il désinfecte tout le système urinaire.

Formes galéniques :

  • L’infusion de baies sèches: 20 à 30 g de baies broyées pour un litre d’eau. Puis, faites infuser 10 à 15 minutes. Ensuite, consommez jusqu’à 3 tasses par jour avant les repas.

 

  • La teinture: 20 à 40 gouttes par jour, dilué dans un peu d’eau.

Contre-indications :

  • Déconseillé pendant la grossesse.
  • À proscrire, à fortes doses, si vous souffrez de maladies rénales, telles que la néphrite, la pyélonéphrite ou encore l’insuffisance rénale.

 

Mes conseils complémentaires

Voici quelques pistes, afin de prévenir une infection urinaire :

✅ Buvez beaucoup d’eau : une bonne hydratation permet de favoriser l’élimination des toxines et de « rincer » les voies urinaires.

✅ Supplémentez-vous en vitamine C, afin de booster votre système immunitaire.

Consommez des jus de canneberge (ou cranberry) : très populaire pour prévenir les récidives, le jus empêche l’adhésion des bactéries (E. coli). Attention, choisissez un produit non sucré. Regardez bien la liste des ingrédients. Les seuls que je trouve sans sucre ajouté sont vendus à la Biocoop.

Jus de cranberry contre l'infection urinaire
Le jus de canneberge (ou cranberry) contient des éléments qui empêchent les germes de coller à la paroi de la vessie. Il ne reste plus qu’à les éliminer en urinant.

✅ Alcalinisez les voies urinaires : évitez donc de consommer des aliments acidifiants, tels que les produits sucrés, les plats transformés, la charcuterie et la viande rouge. Vous pouvez aussi ajouter du jus de citron dans vos boissons, car celui-ci a un effet alcalinisant

Urinez régulièrement : ne vous retenez pas d’uriner, même si vous n’avez pas une forte envie. La stagnation de l’urine dans la vessie crée un terrain propice à la multiplication des bactéries.

✅ Adoptez une bonne hygiène intime : lavez-vous à l’eau claire et évitez également les produits parfumés (savons, gels douche).

Essuyez-vous correctement après les toilettes : toujours s’essuyer de l’avant vers l’arrière, afin d’éviter de transporter des bactéries, de l’anus vers l’urètre.

Adaptez vos vêtements : portez des sous-vêtements en coton qui permettent à la peau de respirer. Évitez les vêtements trop serrés ou les pantalons en tissus synthétiques qui créent un environnement humide et propice aux infections.

✅ Urinez après un rapport sexuel : cela permet de « nettoyer » l’urètre et d’éliminer ainsi, les bactéries qui pourraient l’avoir pénétré pendant l’acte.

✅Favorisez une alimentation équilibrée : une alimentation riche en fibres et en probiotiques renforce le système immunitaire.

Quelques précautions

✅ Si vous souffrez d’infections urinaires fréquentes, il peut être utile de consulter un spécialiste, afin de déterminer les causes sous-jacentes (troubles anatomiques, diabète, etc.) et de trouver une solution adaptée.

✅ Respectez les doses recommandées et les contre-indications de chaque plante : certaines médicinales, bien qu’efficaces, peuvent comporter des contre-indications ou des effets secondaires, surtout si elles sont utilisées de manière excessive.

✅ Et pour finir, n’attendez pas ! Si vous ne constatez aucune amélioration et des symptômes plus sévères (voir ci-dessus ↑), consultez rapidement votre thérapeute de santé.

→ Adoptez des gestes simples aide à réduire les risques d’infections urinaires et protège également votre santé urinaire, de manière naturelle et efficace.

 

En conclusion

L’infection urinaire, bien que fréquente, ne doit pas être prise à la légère. En complément d’une bonne hygiène de vie et d’une hydratation suffisante, certaines plantes médicinales, comme la busserole, la bruyère ou le genévrier, peuvent jouer un rôle précieux dans la prévention et également, dans lapaisement des symptômes.

Naturelles, accessibles et souvent bien tolérées, ces solutions végétales offrent une approche douce et efficace. Toutefois, en cas de symptômes permanents, de fièvre ou de douleurs importantes, il est essentiel de consulter rapidement votre thérapeute.

🚨 Cet article n’a pas pour but de remplacer un avis médical ! En cas de doute sur votre santé ou de symptômes persistants, consultez un professionnel de santé.

Références

(1)            Bertil Larsson, Aino Jonasson, Stefan Fianu – « Effet prophylactique des UVA-E chez les femmes atteintes de cystite récurrente : un rapport préliminaire » – Recherche thérapeutique actuelle, volume 53, numéro 4 – Avril 1993 – pages 441-443

  • Dr Jean Valnet – La phytothérapie, se soigner par les plantes – Éditions Vigot, 2001

Si vous avez aimé l'article, vous êtes libre de le partager 😉 !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *